En finir avec la réunionite aiguë !
A en croire l’institut de sondage IFOP la fameuse tendance française à la réunion tout azimut du 1er janvier au 31 décembre n’aurait pas les effets positifs escomptés. En, effet selon les cadres interrogés en toute discrétion la grand-messe où les idées sont censées fuser et devenir concrètes provoquerait un ennui à n’en plus finir.
En cause des ordres du jour rédigés approximativement, des To Do List sans cohérence ou des comptes-rendus qui tardent. Au final, elles généreraient une baisse de la productivité tant de par leur fréquence que de par leur absence d’organisation.
Devenues un lieu de repos improbable pour nos managers qui selon 32% d’entre eux prétendent s’y être assoupis ou pour 75% y avoir fait discrètement complètement autre chose, les réunions made in France gagneraient donc à s’espacer car elles peuvent finir par occuper 90% du temps en surbookant les agendas Outlook sans aucun respect pour la salutaire pause déjeuner où l’on se détend et parle d’autre chose.
Un constat qui n’est pas démenti par les chiffres car l’on passerait 16 ans, soit 27 000 heures de sa vie et 3h07 par jour en réunion au cours de sa carrière. Un sentiment d’inutilité peu pris en compte à en croire les doléances de nos forces vives.
Quant à l’université américaine Virginia Tech, elle tape du poing sur la table pour que cesse cette manie de se réunir à tout bout de champ car cela aurait un effet abrutissant sur nos neurones et finirait par provoquer le niveau zéro de notre encéphalogramme collectif.
Par conséquent, il semble plus que recommandé de lever le pied quant à cette institution et surtout de la motiver. En effet si se réunir pour faire le point et communiquer est indispensable, encore faut-il que cela porte concrètement ses fruits sur la performance à défaut de la tuer dans l'oeuf.
A bon entendeur salut.
A retrouver également sur le site du Huffington Post « La vie de bureau »