Les DRH au bord de la crise de nerfs !
Homme-orchestre de l’entreprise en charge des plans de transformations, de la conduite du changement sans heurter les sensibilités tout en respectant l’énorme millefeuille du droit français, le DRH doit de plus en plus avoir les nerfs solides.
En cas de plan social il est le fusible idéal en première ligne pour affronter toute une souffrance morale dont on l’accable parfois injustement. Savoir piloter un plan social devient une sorte de parcours du combattant qui requiert non seulement des qualités de négociation autant que des qualités techniques dans un contexte parfois violent comme le prouvent certaines séquestrations.
Pas simple donc d’être un bon DRH, de se positionner, de définir le cœur même de la fonction. Un bon DRH est-il celui qui prend le parti des salariés ou de la pérennité économique de l’entreprise ? Une dualité anxiogène d’autant que le DRH s’il représente l’entreprise auprès des salariés, il n’est pas en revanche le représentant des salariés auprès de l’entreprise ce rôle étant dévolu aux syndicats. Une nuance générant beaucoup de confusion et exposant la profession à une certaine vindicte notamment lorsqu’un PSE est commandité par le siège. Toutefois, il n’est pas rare que beaucoup d’entre eux se sentent instrumentalisés en cette période d’insécurité de l’emploi faisant ployer les repères moraux et générant certaines omissions du bien-être et de l’égalité au nom de l’intérêt général ou financier.
La période est complexe pour la profession juchée de plus en plus sur un siège éjectable en témoignent les nombreux DRH qui passent à la moulinette des grands groupes. Dur dur de ne pas devenir la cible idéale quand le climat social se dégrade.
Il serait donc temps de redonner un peu de baume au cœur aux ressources humaines qui ne sont pas que des monstres sans cœur chargés de licencier avec déraison mais aussi des acteurs du changement, des accompagnants à l’écoute non seulement des intérêts de l’entreprise mais aussi des salariés.
Pour en savoir plus sur les risques du métier, rendez-vous sur le site des Echos