Les français plus heureux au travail que les allemands !
Alors que l’Allemagne est le bon élève de la classe européenne, il n’en est pas de même pour ses salariés. En effet, d’après une étude du site Monster publiée récemment les français remportent la palme du bonheur au travail. Selon un autre sondage labellisé CSA les raisons de ce bonheur résident avant tout dans une ambiance sereine au bureau associée à un travail valorisant. Le salaire arrivant bon dernier dans les préoccupations des actifs. Etonnant non ? A bien y réfléchir pas tant que ça selon Mickaël Mangot, enseignant à l’ESSEC et spécialiste de l’économie du bonheur. Interrogé par le magazine Challenges le brillant enseignant revient sur les raisons de ce bonheur made in France.
S’appuyant sur les résultats de la recherche, Mickaël Mangot nous éclaire sur les 12 caractéristiques leviers de satisfaction parmi lesquelles le contrôle personnel sur son travail, l’utilisation et l’acquisition de compétences, la cohérence des objectifs fixés, variété et clarté dans les tâches ou encore la qualité du travail en équipe. Des leviers permettant de garder le sourire professionnel et démontrant l’importance de bien se connaitre avant de choisir son job. Par conséquent, les personnalités qui ont le sens de l’épanouissement et une estime de soi bien ancrée auront plus de chance de croiser le bonheur au travail. De même la perception que l’on a de son emploi - gagne-pain, carrière ou vocation - a un réel impact sur la satisfaction, la vocation tirant à juste titre son épingle du jeu.
A l’aune des lumières de Mickaël Mangot, s’affirme donc la nécessité de ne pas se tromper dans le choix de son métier, ce choix étant au final plus motivé par des facteurs intrinsèques et sociaux que par des facteurs rationnels ou financiers. Quant à la rémunération si elle n’est pas la clé du bonheur, elle y contribue … et ne doit en aucun cas générer de l’injustice.
Les gens heureux seraient ainsi les plus performants s’ils savent conserver assez de volonté pour se surpasser car le 100% bonheur n’est pas toujours la clé de la réussite, un soupçon de frustration renforçant notre gout du défi.
Pour plus d’informations rendez-vous sur le site de challenges.